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13 Novembre 2008

 

 

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Haïti 2007 … quelle république libre?

 

Haïti 2007 … quelle république libre?

Écrit par le docteur Harry-Hans François, Ph.D., N.D.

 

            Nous sommes aujourd'hui à deux cent quatre années depuis que nos vieux soldats de l'armée indigène ont chassé les français de l'ancienne colonie St-Dominguoise. Un événement historique qui a fait couler et continue encore  à faire verser beaucoup d'encre dans certaines sociétés académiciennes du monde.  Toutefois, Haïti, comme presque tous les pays enveloppés du globe, a connu et connait encore des époques pathologiques  qui aujourd'hui aveuglent son peuple et qui, en même temps, les empêchent d'apprécier l'héritage laissé par ses vieux héros. Et si on veut aujourd'hui dialoguer sur quelques époques tout-à-fait signifiantes, marquantes et qui pourtant peuvent faire le point sur notre identité de peuple contemporain, on doit obligatoirement se référer à celles des années 57 - 71 …71 - 86 et enfin aux événements sociopolitiques observés entre les années 86 et 2007. 

 

            Qu'est-ce que nous avions vécu au pays pendant les années 57-71? Certes, c'était l'époque de mon enfance dans ma ville natale et de mon adolescence en la capitale et, en même temps, le règne du feu docteur François Duvalier - une époque où les haïtiens de mon temps attribuaient au "règne de cançon fer". En effet, le "macoutisme" non seulement faisait chanter jeunes ou vieux de l'époque, mais aussi les observateurs étrangers qui ne se respectaient pas. Par voies de conséquence, la première vague de fuite du cerveau haïtien surtout vers l'Afrique, l'Europe et les Etats-Unis avait alors pris naissance pendant le règne de Duvalier. Le petit enfer de Fort Dimanche ainsi que les kidnappings et fusillades politiques avaient aussi connu le jour. Et Duvalier ne s'en foutrait pas mal, car parfois il effectuait lui-même ces fusillades en public. Il voulait, dit-on, démontrer aux américains et aux autres grandes puissances du monde que c'était lui qui était le seul commandant suprême de toutes les forces du pays.

 

Ennemi du mouvement socialiste de l'époque, il utilisait une poignée de macoutes-étudiants afin de s'infiltrer parmi les jeunes et aussi de terroriser les adhérents de cedit mouvement. Au gouvernement dominicain de son temps, il menait une guerre psychologique froide; ce pour rafraîchir leur mémoire sur le massacre des haïtiens effectué sous le gouvernement de Rafael Trujillo y Molina. C'est bien malheureux que nous sommes devenus aujourd'hui dépendants de cette ancienne colonie; en effet, 21 ans d'occupation haïtienne imposée par nos anciens héros aux dominicains.

 

Duvalier(père) ne tolérait pas la liberté d'expression - objective ou perverse. S'appuyant sur ce sophisme, il s'élevait contre la violence musicale, souvent mal fagotée, de certains artistes comme Coupé Cloué, les gars de Manman Zo et contre tout groupe qui osait défier le conservatisme culturel de l'époque; ce pour protéger la jeunesse et la famille haïtienne contre la perversité. Ainsi, le groupe musical de Wébert Sicot, de Nemours Jean Baptiste et celui du Bureau du Tourisme s’adonnait avec fierté à la glorification de la beauté naturelle du pays et de notre folklore.  Comprenant le jeu des forces étrangères dans la politique haïtienne des années (1915-1956), et ceci pour mieux contrôler les diverses couches populaires du pays, il a éliminé les deux chambres législatives.   

 

            Du côté positif, Duvalier nous a laissé le projet de l'électricité de Péligre, l'aéroport Dr. François Duvalier de Maïs Gâté, aujourd'hui dénommé Toussaint Louverture, l'école des Infirmières Simone O. Duvalier de la rue Mgr. Guilloux, aujourd'hui dénommée École des Infirmières et de Femmes Sages, quelques lycées par ci et par là, le pont de Duvalier-Ville, etc. Duvalier (père)  voulait aussi être sûr que la classe noire fanatisée fréquentait l'académie militaire, les facultés et des postes-clés d'administration du pays.  Et au printemps de l'année 1971, Duvalier(père) a passé de la vie au trépas tout en nous laissant son fils, Jean Claude, comme son successeur.

 

            Le règne de Duvalier(fils) a duré quinze ans (1971-1986). La voix populaire aujourd'hui nous rapporte qu'il était plus progressiste, tolérant, détendu et moins cruel que celui de son père.  On a vu le retour de l'étranger d'un bon nombre d'haïtiens qui pourtant avaient laissé le pays durant le règne du père en compagnie de leurs propres parents. Entre-temps, la politique américaine de l'époque, par le biais du président James Earl Carter, réclamait des ouvertures en Haïti. Les témoins de l'époque arguent que M. Jean Claude Duvalier a fait de grandes concessions aux poussées de M. Carter. C'est ainsi qu'on a assisté à l'ouverture de la liberté d'expression et à la formation des partis politiques aux pays. Alors, on comprend que le début n'a pas été facile. Et des actes criminels perpétrés contre la personne de plusieurs journalistes, de quelques familles innocentes et de membres de partis politiques restent encore vivifiants en la mémoire des témoins de cette époque.

 

            En politique administrative, des élections communales et un référendum constitutionnel ont vu le jour. L'embauchage des paysans haïtiens vers la république voisine a été institutionnalisé par le Ministère des Affaires Sociales du temps. La corruption et le pillage des biens de l'état s'étaient amplifiés. Les macoutes noiristes, devenus vieux, ont été écartés du mouvement duvaliériste pour céder la place au pouvoir des "super-ministres" et aux jeunes académiciens de l'armée haïtienne.

 

            On a aussi vu la construction de quelques lycées et de toute une série de clinique médicale communautaire. L'usine sucrière de Darbonne, à Léogâne, fait partie de l'accomplissement de M. Jean Claude Duvalier. L'asphaltage de la route de l'amitié (tronçon Jacmel-Dufort) et celui du morne Tapion (Grand-Goâve jusqu'à l'entrée de la ville de Petit-Goâve) ont été effectués sous l'administration de Duvalier (fils).  Tout cela reste, à mes yeux, l'héritage que M. Jean Claude Duvalier(fils) a légué au pays. Et puis un beau jour de février de l'année 1986, un grand oiseau officiel américain avait posé ses ailes sur le sol haïtien afin d'écarter Duvalier (fils) loin du pays. Ironiquement, aucune explication n'a pas été fournie par les grands acteurs (France et Etats-Unis) du jeu.

 

            Deuxième indépendance, s'exclamaient certains secteurs politiques en ce jour. Et une année après, une nouvelle constitution était déjà née. Le Créole, ce jargon tant apprécié au pays, a enfin trouvé son vrai piédestal. Avec le créole, Ti L'Église a aussi trouvé ses vrais leaders. En revanche, les dénominations protestantes - à l'exception des Adventistes, des Témoins de Jéhovah et de l'Église Épiscopale, ainsi que les maîtres-chanteurs déguisés en politiciens/défenseurs du peuple peuvent maintenant faire du bruit afin de réclamer leur part du butin, car la barrière linguistique a été renversée. L’église protestante peut enfin sonner ses trompettes. Peu importe les heures du jour et de la nuit ou le quartier choisi. Cela ne fait rien car le temps de repos des gens du voisinage est passé au second plan. Vive la deuxième indépendance ! A bas le respect des autres !

 

            La nouvelle démocratie haïtienne des années 86 et 2007 a produit beaucoup d'hommes riches, en fait des super-riches, parmi les masses et surtout parmi les nouveaux politiciens. A cet effet, les gouvernements successifs de ces vingt dernières années - éphémères, militaires ou élus - n'ont pas pu réaliser de grands projets positifs au pays. Toutefois, on peut observer la construction de quelques routes neuves du côté de Malpasse, Cité Soleil, Léogâne, Delmas, Pétion Ville et  enfin de Tabarre. On a aussi vu le montage de quelques petites places bâties dans les zones populeuses de la cité métropolitaine.

 

            Le "déchouquage", une forme d'émeutes et de brûlure du pneu passé au cou de l'être humain, et qui cible les familles possédées ou les anciens ailiers de Duvalier, refait son apparition au pays. Ainsi, ces actes d'émeutes n'épargnent ni l'asphalte des routes, ni les cables téléphoniques/électriques - des réalisations qui ont été construites avec l'aide des blancs. En effet, presque tous les bâtiments publics ou privés et institutions, qui représentaient l'histoire du pays, ont été détruits pour être remplacés par des dépotoirs d'immondices ou le vide. Et pour manifester leurs émotions - joies, mécontentement, victoire du Brésil ou de l'Argentine - le peuple haïtien, à travers cette nouvelle démocratie qui leur a été léguée en 1986, a décidé de défier toutes les normes sociales qui le distingueraient de l'homme primitif ou enchaîné.

 

En revanche, les vertus sociales d'antan, qui inspiraient aux jeunes le respect à l'égard des aînés et envers la société en général, ont été remplacées par cette nouvelle attitude: "No Faith, no religion. En effet, "le sans foi, ni loi" devient notre façon de voir la vie. La tuerie, le trafic de la drogue et du faux dollar, l'assassinat ciblé comme le kidnapping deviennent pratique démocratique courante et ainsi font partie de la grande économie sous-terraine au pays. Somme toute, il existe actuellement au pays un très haut degré de mépris à l'égard des lois et de la vie humaine.

 

Des milliards de dollar américain ont été investis dans la sélection électorale haïtienne - en effet, un véritable commerce qui pourtant fait rire aux observateurs. L'agriculture, la source de revenus la plus utile aux grands pays exportateurs, ne vaut plus grande chose en Haïti. La présence physique des forces étrangères au pays se fait incessamment sentir depuis l'atterrissage de l'année 94 orchestré par M. Willaim J. Clinton. C'est comme si on serait des coqs de bataille et qu'on ne peut pas contrôler notre propre liberté. Aujourd'hui, l'on se demande sans ambage: quelle république libre ou qui sommes-nous?

 

            Selon moi, Haïti reste aujourd'hui ce petit pays occupé et prisonnier du super-égo de quelques hommes incivils, corrompus, pervers, insouciants voire même insensibles ou ignorants de leur propre histoire de peuple libre. A cet effet, je dirais que les événements sociopolitiques qui se sont déroulés entre les années 57 et 2007 me démontrent clairement que nous sommes aujourd'hui plus enchaînés qu'avant l'année 1804. Et j'ajoute: un peuple, qui refuse de dialoguer en groupe sur des choses utiles, de protéger ses ressources naturelles, de corriger ses propres institutions et qui s'amuse à embrasser les laideurs ou les grossièretés de la sous-culture étrangère. est condamné tôt ou tard à aller à l'embouchure.      .......           

              

           

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