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30 Mars , 2009

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Humilité, Civilité, Compétence, et Patriotisme

Écrit par le docteur Harry-Hans François, Ph.D., N.D., Dip-CFC., LMHC

1er janvier 2009

 

« Le dépaysé haïtien reste, a mes yeux, ce fils dénature qui délibérément vit en deniement de ses vraies racines, et surtout se dissimule d’une certaine imperméabilité a l’égard de la situation des enfants infortunes d’Haïti». (Dr. Harry-H).   

 

La constitution de l’année 1987 et le résultat des élections générales des années 87, 90, 95, 2000 et 2006 ne constituent pas nécessairement l’essence d’un débat objectif sur les dynamiques sociopolitiques actuellement observées au pays. Je suis certain que l’enjeu n’en vaut pas le risque considérant la situation chaotique du pays. Pourtant, certains débats se valoriseraient ou feraient du sens s’ils peuvent être construits sur la valeur intrinsèque de ces issues suivantes - humilité, civilité, compétence, patriotisme – surtout si on tient sérieusement compte de phénomènes de contact couramment portraiturés dans cet Haïti contemporain.

 

A la vérité, je ne saurais comment prioriser une issue en particulier sur une autre, car, selon moi, elles ont été toutes négligées au cours des ans par les courtiers de cette culture. En effet, les haïtiens d’aujourd’hui doivent au moins appréhender que les tendances anomiques enregistrées pendant ces dernières quatre vingt dix-sept (97) années (1912-présent) d’histoire fussent et restent encore analogues aux comportements des peuples barbares ou  à ceux des gens apprivoisées d’antan; exception faite pour la période de temps allant de l’année 1916 jusqu’à l’année 1934; époque vécue sous les fusils et les bottes de l’occupation américaine. A remarquer tout de même que ce fût alors une époque où le pays avait au moins connu quelques petits moments de prospérité économique et aussi d’ordre administratif plus ou moins positif.

 

Pour des raisons tout-à-fait différentes et peut-être même méconnues d’un bon nombre d’observateurs de la scène politique haïtienne, Duvalier (père) a employé les tactiques autocratiques aux fins d’apporter une petite dose de stabilité sociale au pays. Pourtant, son régime était marqué par l’instillation de la peur, de l’intimidation, de la pratique de l’emprisonnement injuste, et de l’emploi constant des fusils et du fouet (coco macaque) -- des punitions que ses tontons macoutes infligeaient constamment à une grande partie de la population. La légende haïtienne aussi rapporte que le régime de Duvalier (fils) a été plus ouvert et même moins terrifiant que celui de son père considérant que ses tontons macoutes (la nouvelle génération) étaient moins féroces que ceux de François. 

 

A la vérité, une grande majorité  d’haïtiens d’âge moyen (50 ans) ne se gêne pas de se référer au règne de Duvalier (fils) quand on les questionne sur les bons vieux temps qu’ils ont vécus en Haïti. Ironie du destin, les tendances ou périodes sociopolitiques qui ont succédé au règne de Jean Claude Duvalier ne sont pas vraiment plus favorables à la population du pays, car elles  étaient tantôt marquées par l’indignité ou bien tantôt par l’oppression procréée par actions des gouvernements militaires ou même des élus, et surtout par des cliques civiles souvent attachées au pouvoir de ces 23 dernières années d’histoire. Ces tristes observations de la réalité haïtienne m'inspirent à déclarer que mon pays natal a été et reste encore une petite jungle moderne menée par une bande d’hommes - la plupart d’entre eux souillés, cyniques, même incompétents - et qui souvent opposent à presque toutes les formes de politique démocratique et transparente trouvées dans les pays progressistes du monde. “Sans Foi … Ni Loi” reste encore la praxis culturelle des dynamiques gouvernementales et civiles de mon pays natal. Manque d’humilité et de civilité ! 

 

En effet, l’humilité permet à l’homme d’abord de percevoir les affects de ses frères, et ensuite de reconnaître les causes et les souffrances des autres. Il paraît, en effet, que ce genre de vertus, qui souvent contribue a la fondation au dialogue, à l’acceptation des points de vue différents même au moment de la défaite voire même permet à l’homo sapiens d’exprimer sa gratitude et ses sentiments d’empathie envers son adversaire au moment de la division et du danger,  n’existe pas vraiment dans la mentalité haïtienne contemporaine. Vrai ou faux, l’on doit aujourd’hui se demander si le manque ou l’absence de cette vertu sociale ne constitue pas l’essence de nos querelles intestines. A cette question, je me garde de ne pas disserter là-dessus, mais je suis certain que ce genre de vertu possède sa place parmi les peuples civilisés et progressistes du monde. A présent, il me semble qu’on ne se moque pas mal de ce genre d’aspiration sociale sérieuse dans mon pays natal.

 

La civilité, d’autre part, enseigne à l’homo sapiens d’être conscient de ses propres comportements et aussi des conséquences - négatives ou positives - qu’il peut infliger ou même instiller dans la psyché de ses voisins et de ses proches. Ce modèle d’habilité sociale n’est pas aussi facile à trouver au pays. Il est donc, en effet, un fait commun de voir un adulte sortir son appareil de copulation et de miction en pleine rue afin d’uriner aux yeux de tout le monde, et ceci sur les murs d’une propriété privée ou sur ceux d’un édifice gouvernemental. A cela, personne ne dit rien, car un tel comportement, qu’on le comprenne ou pas, fait encore partie des normes bestiales de notre culture. J’aimerais bien imaginer, en ce plein vingt et unième siècle, qu’un tel comportement ou un tel acte ouvert de désobéissance civile et primitive ne resterait pas encore impuni au pays.

 

Ironiquement observe au pays, l’église contemporaine haïtienne - protestante ou catholique - se profite du temps actuel pour se faire paraitre. On les trouve dans tous les taudis et quartiers du pays. Ils ne soucient guère des heures sombres de la nuit ni des heures de travail du jour troubler  pas.

   

Il est aussi coutumier d’observer un agent de gouvernement allumer ses sirènes officielles de secours juste pour le plaisir de créer un moment de folie, de panique ou bien pour se frayer un passage pendant qu’il n’existe rien d’officiel à régler. Ainsi, il fait preuve de son instinct animalisé ou de son degré d’autorité. Parfois, il va même jusqu’à gifler son frère, vraiment pour des raisons inconnues et ridicules. Ainsi, il emporte avec lui son sens de fierté, car il se rend quelque part pour se vanter de ses derniers exploits, et ceci sans gêne ou sans regrets. Alors on comprend que ces genres de conduite définissent clairement notre identité de peuple aux yeux des observateurs avertis. Hélas, quelle tristesse! Par voie de conséquence, on peut même soutenir que l’absence de la civilité chez une grande majorité de la population haïtienne - civile ou politique -  facilement contribue à l’éternel état chaotique de la scène politique et des affaires quotidiennes haïtiennes.  C’est seulement mon jugement personnel de l'actuelle situation.

 

Le patriotisme, en effet, se manifeste ouvertement par les actes du citoyen ordinaire, car il leur rappelle constamment du sens d’amour, d’attachement, de dévotion, et surtout de leur degré d’engagement envers les causes communes du pays. Ce sens d’union ou de fraternité stimule ses citoyens de se grouper ensemble en vue de livrer bataille sur les issues importantes voire même  pour célébrer leurs accomplissements ou bien leurs victoires. Ainsi, ils s’arrangent souvent à construire des voies et moyens pour travailler ensemble dans le but de créer des lois, des normes, et enfin des règlements qui faciliteraient des liens communs entre eux tels que l’identité culturelle, la protection de ses concitoyens, le développement des communautés voire même la préservation de leur patrimoine national.

 

Malheureusement, un bon nombre de citoyens du pays s’engouffre dans un bassin d’égoïsme poussé. Ainsi, cette grande majorité s’engage dans la pratique politique du “moi-d’abord et le moi après”. En effet, une politique pareille à celle des lions d’une même jungle qui se battent pour le foie d’un autre animal. Ironiquement, Malheureusement pour Haïti, Dieu n’accepte pas ni ne voit d’un bon œil une société qu’Il n’a pas créée. Ainsi, Il passe Son temps à nous observer, et ceci sans intervention sachant que la Prédominance nous a été déjà signalée dans Genèse. Et, ce petit groupe de premier noir libre du monde semble avoir oublié complètement qu’ils sont tous ensemble les citoyens d’une seule terre. Hélas, quelle tragédie!

 

La compétence - que ce soit en politique ou en administration publique ou privée - se rapporte non seulement aux capacités de production de l’individu ordinaire, mais aussi à la volonté, au caractère moral/étique et enfin à l’idéal de réaliser des œuvres qui seraient utiles à l’homme, à sa famille, et aussi à sa communauté. Ce critère, clairement prouvé ailleurs et si imminent au progrès individuel et collectif, m’indique a vous  demander aujourd’hui cette question purement objective:  pourquoi les courtiers haïtiens espèrent que des individus impudents, non-professionnels, non-éduqués, inexpérimentés ou même des anciennes gardes du corps deviennent soudainement des législateurs, des maires, des directeurs de grandes institutions gouvernementales, des secrétaires ou des ministres d’état, des diplomates etc. sans en même temps se nourrir l’idée de récolter les conséquences désastreuses et même néfastes de ces genres de pensée?

 

A la vérité, ces genres de pensée de la part de nos courtiers politiques me paraissent être des purs sophismes considérant le fait que tous ces genres d’action, y compris nominations, lois et approches administratives, ont été préméditées et sûrement bien calculées par des courtiers intellectuels et zélés d’un homme fort au pouvoir. En réalité, presque tous les progressistes du monde partagent cette pensée scientifique suivante: à savoir que “l’homme massif et non-pétrifié ne peut rien donner en retour ni même partager avec autrui  si sa caboche est vide ou ne pourrait pas s’appuyer sur certaines œuvres antérieures sérieuses”.  En revanche, une régression aigue est souvent observée chez lui quand on le place dans un poste de haute direction ou de haut commandement. Et pour se défendre ou pour bien servir son maître et son pseudo-ego, il implante toujours la “loi du talon” dénommée aussi le “comportement de l’âne” en sciences psychiatriques. On comprend clairement qu’il n’est pas souvent conscient de son propre comportement. Et l’erreur réside, en fait, dans le protocole de recrutement utilisé au pays – Le MOUN-PARRISME. Comme ca, tout le monde se nourrit l’espoir de devenir président, ministre, législateur ou directeur en vue d’écorcher la poule aux œufs d’or. Et ironiquement, ils se battent avec ardeur ou se détruisent sur ce pseudo-paradigme culturel. Tristement, on doit appréhender que les haïtiens contemporains sont récoltent exactement ce qu’ils ont eux-mêmes, au cours des ans, semé.

 

Néanmoins, je peux seulement espérer que mes frères et sœurs haïtiens du pays et de l’étranger seront à même capables d’exploiter les ressources humaines, financières, et naturelles disponibles en vue de tirer le pays du gâchis actuel. Et pour en finir, je saisis aussi l’opportunité de fournir ce conseil suivant aux courtiers haïtiens et aux personnes intéressées au développement du pays.  C’est donc celui d’intégrer les quatre composants sociaux, plus haut cités, dans leur vision d’une Haïti meilleure. Si tôt implantés et bien enseignés aux gens, ils pourront bien commencer à rêver d’un demain meilleur pour les générations montantes. Ceci dit, on doit en fait mettre fin à la politique des pseudo-dogmes/slogans et des emprisonnements injustes, aux matraquages et aux abus physiques ou émotionnels simultanément infligés et inculqués à la population du pays, au trafic de la drogue accompagné de tous ses pathologies sociales!  Enfin, nous devons dire: Non au bluff et à la saignée intestinale.  Le monde semble être fatigué d’observer nos conduites d’homme primitif.   

              

           

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